Ce court passage peut paraître un peu difficile, mais en fait il ne l’est pas. Au début du texte, Luc nous dit que globalement beaucoup de monde, dont de nombreux collecteurs d’impôt, ont accepté le baptême de Jean, cad qu’ils ont accepté de se repentir en se plongeant dans le fleuve. Alors que les chefs de la religion juive, les scribes et les pharisiens, se sont eux totalement opposé à cette approche, en restant intraitables sur les sacrifices de pardon.
En fait on comprend bien que ce passage est complètement de Luc et que Jésus ne devait pas être vraiment concerné. Luc se lamente de l’attitude négative des chefs envers le réforme soutenue par Jean, puis par Jésus, chacun dans son style. Il présente les deux cousins comme des images opposées d’une même compréhension de la Loi.
Luc nous présente les rabbins comme des enfants boudeurs qui se refusent à jouer quelle que soit le programme, air triste ou air de fête. Mais aussi comme d’insupportables râleurs qui critiquaient l’ascétisme de Jean (qui mangeait cru, cad encore plus strict que la Loi) comme les supposés excès de Jésus (dont les disciples ne jeûnaient pas).
Le verset de conclusion est une sagesse importée qui n’a rien à voir avec le reste du texte.
L’analyse que fait Luc en l’an 80 est de constater l’échec du message chrétien à convaincre le clan juif d’évoluer. Alors que les fidèles n’étaient pas contre une certaine évolution de la pratique et qu’ils ne pouvaient qu’applaudir au message de Jésus sur le pardon garanti de Dieu, la hiérarchie s’est complètement braquée, encore et encore. Il y a qui pointe le motif de l’endurcissement du Deutéronome, le peuple à la nuque raide et au cœur circoncis ( Dt 10 et Ex 32), que l’on retrouvera dans les Actes 7.
Tout le peuple en l’écoutant et même les collecteurs d’impôts ont reconnu la justice de Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean. Mais les Pharisiens et les légistes ont repoussé le dessein que Dieu avait pour eux, en ne se faisant pas baptiser par lui.
A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? A qui sont-ils comparables ?
Ils sont comparables à des enfants assis sur la place et qui s’interpellent les uns les autres en disant : “Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé ; Nous avons entonné un chant funèbre, et vous n’avez pas pleuré.”
En effet, Jean le Baptiste est venu, il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “Il a perdu la tête.” Le Fils de l’homme est venu, il mange, il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des collecteurs d’impôts et des pécheurs.”
Mais la Sagesse a été reconnue juste par tous ses enfants. »
Commentaire
Ce court passage peut paraître un peu difficile, mais en fait il ne l’est pas. Au début du texte, Luc nous dit que globalement beaucoup de monde, dont de nombreux collecteurs d’impôt, ont accepté le baptême de Jean, cad qu’ils ont accepté de se repentir en se plongeant dans le fleuve. Alors que les chefs de la religion juive, les scribes et les pharisiens, se sont eux totalement opposé à cette approche, en restant intraitables sur les sacrifices de pardon.
En fait on comprend bien que ce passage est complètement de Luc et que Jésus ne devait pas être vraiment concerné. Luc se lamente de l’attitude négative des chefs envers le réforme soutenue par Jean, puis par Jésus, chacun dans son style. Il présente les deux cousins comme des images opposées d’une même compréhension de la Loi.
Luc nous présente les rabbins comme des enfants boudeurs qui se refusent à jouer quelle que soit le programme, air triste ou air de fête. Mais aussi comme d’insupportables râleurs qui critiquaient l’ascétisme de Jean (qui mangeait cru, cad encore plus strict que la Loi) comme les supposés excès de Jésus (dont les disciples ne jeûnaient pas).
Le verset de conclusion est une sagesse importée qui n’a rien à voir avec le reste du texte.
L’analyse que fait Luc en l’an 80 est de constater l’échec du message chrétien à convaincre le clan juif d’évoluer. Alors que les fidèles n’étaient pas contre une certaine évolution de la pratique et qu’ils ne pouvaient qu’applaudir au message de Jésus sur le pardon garanti de Dieu, la hiérarchie s’est complètement braquée, encore et encore. Il y a qui pointe le motif de l’endurcissement du Deutéronome, le peuple à la nuque raide et au cœur circoncis ( Dt 10 et Ex 32), que l’on retrouvera dans les Actes 7.
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