Le fils de la veuve

Evangile selon St. Luc 7, 11-17
mars 21, 2025

Or, Jésus se rendit ensuite dans une ville appelée Naïn. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule.

Quand il arriva près de la porte de la ville, on portait tout juste en terre un mort, un fils unique dont la mère était veuve, et une foule considérable de la ville accompagnait celle-ci.

En la voyant, le Seigneur fut pris de pitié pour elle et il lui dit : « Ne pleure plus. »

Il s’avança et toucha le cercueil ; ceux qui le portaient s’arrêtèrent ; et il dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, réveille-toi. » Alors le mort s’assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.

Tous furent saisis de crainte, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple. » Et ce propos sur Jésus se répandit dans toute la Judée et dans toute la région.

Commentaire

Magnifique résurrection que seul Luc nous rapporte ; son texte est directement inspiré de la guérison du fils de la veuve de Sarepta par Elie (1 Rois 17) ainsi que de la résurrection du fils de la Shounamite par Elisée (2 Rois4). D’ailleurs Naïn et Shounem sont proches. En lisant les 3 textes, vous pourrez constater de nombreux points communs. Il est évident que Luc veut nous montrer une « filiation » entre Elie et Jésus, selon Malachie 3, 23-24 : « Voici que je vais vous envoyer Élie, le prophète, avant que ne vienne le jour du Seigneur, jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils, celui des fils vers leurs pères pour que je ne vienne pas frapper la terre d’interdit ».

Si on pousse encore un peu la comparaison, on voit que Jésus fait un peu mieux qu’Elie ou Elisée : le jeune homme de Naïn est mort depuis plus longtemps, Jésus prend l’initiative sans que la veuve ne lui demande quoique ce soit, la résurrection est immédiate au toucher du cercueil et la foule comprend ce qui se passe (la crainte). Luc contera une autre résurrection dans son évangile, celle de la fille de Jaïre (Lc 8, 41-42), puis il en rapportera une par Pierre et une autre par Paul, les deux sont dans les Actes (Ac 9 et Ac 20).

Au 1er siècle, il y avait deux dieux sauveurs, Esculape et Sérapis, capables de guérir, même certains morts. Au 2ème siècle, l’histoire d’Apollonius capable de sauver une jeune fille décédée au cours de son mariage. En fait, ce récit est très proche de celui de Luc. Il s’agissait de récits qui exprimaient la relation entre la sphère divine et la sphère humaine, le passage de notre vie mortelle vers une vie nouvelle, ainsi que la compassion de notre Seigneur pour notre vie de mortels. Ce sont des textes chargés d’espoir.

Jésus maître de la vie et de la mort, prophète du très-haut. Luc a aussi besoin de donner un peu d’espoir à la souffrance humaine qui touche aussi, sa propre communauté.

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