Une fois de plus nous allons parler de Satan, appelé ici Belzébul. Les risques d’obsession démoniaques, voire de possession, ont toujours existées, même dans des religions do Proche Orient Ancien. Dans le monde hébreu, c’est surtout à partir du livre de Tobie que l’on va mettre en valeur les risques d’interférence du malin avec l’homme, et cela va plutôt se développer au 1er siècle avant JC. La communauté chrétienne a toujours souffert d’une accusation de magie noire : en effet, la vue de miracles fait envisager une force surnaturelle qui peut, en toute logique, être inspirée par Dieu ou par Satan. Et c’est encore vrai à l’époque de Luc, quand les juifs mettent un peu la pression sur le culte chrétien : qui sont ces gens-là et par qui agissent-ils ?
Dans la 1ère étape, Luc va démontrer l’absurdité de l’attaque en sorcellerie : qu’un homme possédé libère un autre possédé pourrait s’apparenter à une guerre civile au sein de la communauté démoniaque, ce qui serait plutôt bon signe. On voit bien que cette hypothèse ne mène nulle part.
Dans une deuxième idée, admettant que les exorcistes juifs aient un certain succès, qu’est-ce qui permettrait de penser que ceux-ci soient dans les mains de Dieu plutôt que de Satan, sur quelle base allons-nous juger ?
Reste donc la dernière option qui serait de reconnaître que les exorcismes réalisés par Jésus sont le fait de Dieu (une expression sympathique qui vient d’Exode 8.15 mais qu’on ne trouve nulle part ailleurs). Reconnaître le doigt de Dieu serait reconnaître le messianisme de Jésus et donc la présence du Royaume déjà constatée.
Luc va s’engager ensuite sur le discours de l’homme fort, que l’on pense directement extrait de Esaïe 49, 24-26 ; en fait ce discours ne sert pas à grand-chose, sinon à montrer que toute victoire de Satan ne pourrait être que temporaire. Dieu est toujours vainqueur.
Il chassait un démon muet. Or, une fois le démon sorti, le muet se mit à parler et les foules s’émerveillèrent. Mais quelques-uns d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il chasse les démons. »
D’autres, pour le mettre à l’épreuve, réclamaient de lui un signe qui vienne du ciel.
Mais lui, connaissant leurs réflexions, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même court à la ruine et les maisons s’y écroulent l’une sur l’autre. Si Satan aussi est divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendra-t-il ? … puisque vous dites que c’est par Béelzéboul que je chasse les démons.
Et si c’est par Béelzéboul que moi, je chasse les démons, vos disciples, par qui les chassent-ils ? Ils seront donc eux-mêmes vos juges.
Mais si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, alors le Règne de Dieu vient de vous atteindre.
Quand l’homme fort avec ses armes garde son palais, ce qui lui appartient est en sécurité. Mais que survienne un plus fort qui triomphe de lui, il lui prend tout l’armement en quoi il mettait sa confiance, et il distribue ses dépouilles.
Qui n’est pas avec moi est contre moi et qui ne rassemble pas avec moi disperse.
Commentaire
Une fois de plus nous allons parler de Satan, appelé ici Belzébul. Les risques d’obsession démoniaques, voire de possession, ont toujours existées, même dans des religions do Proche Orient Ancien. Dans le monde hébreu, c’est surtout à partir du livre de Tobie que l’on va mettre en valeur les risques d’interférence du malin avec l’homme, et cela va plutôt se développer au 1er siècle avant JC. La communauté chrétienne a toujours souffert d’une accusation de magie noire : en effet, la vue de miracles fait envisager une force surnaturelle qui peut, en toute logique, être inspirée par Dieu ou par Satan. Et c’est encore vrai à l’époque de Luc, quand les juifs mettent un peu la pression sur le culte chrétien : qui sont ces gens-là et par qui agissent-ils ?
Dans la 1ère étape, Luc va démontrer l’absurdité de l’attaque en sorcellerie : qu’un homme possédé libère un autre possédé pourrait s’apparenter à une guerre civile au sein de la communauté démoniaque, ce qui serait plutôt bon signe. On voit bien que cette hypothèse ne mène nulle part.
Dans une deuxième idée, admettant que les exorcistes juifs aient un certain succès, qu’est-ce qui permettrait de penser que ceux-ci soient dans les mains de Dieu plutôt que de Satan, sur quelle base allons-nous juger ?
Reste donc la dernière option qui serait de reconnaître que les exorcismes réalisés par Jésus sont le fait de Dieu (une expression sympathique qui vient d’Exode 8.15 mais qu’on ne trouve nulle part ailleurs). Reconnaître le doigt de Dieu serait reconnaître le messianisme de Jésus et donc la présence du Royaume déjà constatée.
Luc va s’engager ensuite sur le discours de l’homme fort, que l’on pense directement extrait de Esaïe 49, 24-26 ; en fait ce discours ne sert pas à grand-chose, sinon à montrer que toute victoire de Satan ne pourrait être que temporaire. Dieu est toujours vainqueur.
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