Nous avons la suite de notre passage d’hier sur la division des esprits du peuple quant à l’origine de Jésus. On fait référence cette fois à un passage de 2 Samuel, qui parle de l’origine Davidique du messie, et de Michée 5.1 ; mais force est de constater que ce sont bien les seuls passages de l’Ancien testament qui évoquent cette question, et si le Nouveau testament en parle souvent, il semble qu’aucun texte d’exégèse rabbinique n’en parle. On sait que Luc et Matthieu ont décidé d’une naissance à Bethléem, la ville dont serait originaire David en Judée, mais il semble que le peuple n’en sait rien et qu’il considère Jésus comme un pur Galiléen, venant donc de Nazareth. De toute évidence, le peuple n’est pas sorti du malentendu.
Les chefs juifs envoient leur gardes pour appréhender Jésus, mais ceux-ci reviennent bredouilles. Ce manque d’efficacité rend les chefs furieux ; ils mettent l’incapacité des gardes sur le dos de leur méconnaissance de la Loi. On comprend que Jésus ne fait pas l’unanimité, même sur la bête question de son origine, les juifs ne sont pas capables de s’entendre.
Intervient alors le fameux Nicodème, celui qui venait voir Jésus de nuit, pour rappeler les principes d’équité et de justice de la Loi, ce qu’on appelle aujourd’hui la présomption d’innocence. Il semble que sa remarque agace, au point de formuler des erreurs, car il semble bien que le prophète Jonas (2 Rois 14.25) soit originaire de la ville de Gath-Epher, distante de 5 km de Bethléem, en Galilée de nos jours. Toujours est-il que l’intervention de Nicodème a mis un terme à la chasse à l’homme.
On va retrouver ce dernier verset un peu plus loin chez Jean, quand Pierre et le disciple bien-aimé constatent l’absence au tombeau sans comprendre ce qui se passe : ils vont rentrer chez eux alors que Marie-Madeleine va rester au jardin. Ceux qui ne comprennent pas se détournent chez Jean.
Parmi les gens de la foule qui avaient écouté ses paroles, les uns disaient : « Vraiment, voici le Prophète ! » D’autres disaient : « Le Christ, c’est lui. » Mais d’autres encore disaient : « Le Christ pourrait-il venir de la Galilée ? L’Ecriture ne dit-elle pas qu’il sera de la lignée de David et qu’il viendra de Bethléem, la petite cité dont David était originaire ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à son sujet.
Quelques-uns d’entre eux voulurent l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent donc vers les grands prêtres et les Pharisiens qui leur dirent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme. »
Les Pharisiens leur dirent : « Auriez-vous donc été abusés, vous aussi ? Parmi les notables ou parmi les Pharisiens, en est-il un seul qui ait cru en lui ? Il y a tout juste cette masse qui ne connaît pas la Loi, des gens maudits ! »
Mais l’un d’entre les Pharisiens, ce Nicodème qui naguère était allé trouver Jésus, dit : « Notre Loi condamnerait-elle un homme sans l’avoir entendu et sans savoir ce qu’il fait ? »
Ils répliquèrent : « Serais-tu de Galilée, toi aussi ? Cherche bien et tu verras que de Galilée il ne sort pas de prophète. »
Ils s’en allèrent chacun chez soi
Commentaire
Nous avons la suite de notre passage d’hier sur la division des esprits du peuple quant à l’origine de Jésus. On fait référence cette fois à un passage de 2 Samuel, qui parle de l’origine Davidique du messie, et de Michée 5.1 ; mais force est de constater que ce sont bien les seuls passages de l’Ancien testament qui évoquent cette question, et si le Nouveau testament en parle souvent, il semble qu’aucun texte d’exégèse rabbinique n’en parle. On sait que Luc et Matthieu ont décidé d’une naissance à Bethléem, la ville dont serait originaire David en Judée, mais il semble que le peuple n’en sait rien et qu’il considère Jésus comme un pur Galiléen, venant donc de Nazareth. De toute évidence, le peuple n’est pas sorti du malentendu.
Les chefs juifs envoient leur gardes pour appréhender Jésus, mais ceux-ci reviennent bredouilles. Ce manque d’efficacité rend les chefs furieux ; ils mettent l’incapacité des gardes sur le dos de leur méconnaissance de la Loi. On comprend que Jésus ne fait pas l’unanimité, même sur la bête question de son origine, les juifs ne sont pas capables de s’entendre.
Intervient alors le fameux Nicodème, celui qui venait voir Jésus de nuit, pour rappeler les principes d’équité et de justice de la Loi, ce qu’on appelle aujourd’hui la présomption d’innocence. Il semble que sa remarque agace, au point de formuler des erreurs, car il semble bien que le prophète Jonas (2 Rois 14.25) soit originaire de la ville de Gath-Epher, distante de 5 km de Bethléem, en Galilée de nos jours. Toujours est-il que l’intervention de Nicodème a mis un terme à la chasse à l’homme.
On va retrouver ce dernier verset un peu plus loin chez Jean, quand Pierre et le disciple bien-aimé constatent l’absence au tombeau sans comprendre ce qui se passe : ils vont rentrer chez eux alors que Marie-Madeleine va rester au jardin. Ceux qui ne comprennent pas se détournent chez Jean.
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