Comme toujours avec Jean, il y a d’abord le signe, puis le développement que nous verrons demain et qui sera sur les rôles du Père et du Fils. Cette histoire de paralysé est vraiment très proche de la guérison de l’aveugle de naissance que nous avons lue il y a 3 jours ; elle est très proche de Marc 2.1-12 et aussi de Luc 5, 17-23, que nous avons lue le 11 mars dernier. A Propos du passage de Luc nous avions souligné que l’important était que le fils proclamait la guérison des péchés, mais que ce pardon était bien l’œuvre du père ; le message de Luc est de dire que Dieu pardonne toujours pourvu qu’il y ait de la part du pécheur un certain effort de repentance et d’engagement à changer.
Ici le sujet est abordé un peu différemment puisque nous avons deux rencontres. Jésus commence par rencontrer l’homme couché (on remarquera qu’une fois de plus, Jésus prend l’initiative d’aller lui parler) et lui ordonne de se lever ; on parle donc d’une éventuelle guérison physique, sans toucher ni baignade. Ensuite Jésus va rencontrer l’homme debout dans le Temple, et il va lui ordonner de ne plus pécher. Et si on regarde le texte un peu froidement, rien ne dit que les deux rencontres soient liées : Jésus réfute la thèse juive qui voudrait que le péché mène à la maladie, l’homme peut très bien être malade et pécheur sans que les deux soient liés. Jésus prend soin de constater la récupération physique et semble insister sur le fait que l’homme guéri pourrait très bien continuer dans le péché.
On pourrait éventuellement chercher un lien entre les deux rencontres. L’home était-il vraiment malade des jambes ou était-ce une souffrance un peu psychologique, car son argument de ne pas pouvoir plonger au moment certain semble un peu faible ? Et dans ce cas, le désespoir est-il une maladie, un péché sous l’influence de Satan ? On a découvert qu’au temps de Jésus cette piscine de Bethesda était en fait consacrée à Sérapis, un dieu grec de la santé : le péché de cet homme n’était-il pas de s’être confié à de faux dieux ? Pourquoi cet homme va-t-il indiquer Jésus aux juifs ? Serait-ce là le péché que Jésus aurait anticipé ?
Ne cherchons pas trop loin, voyons plutôt le développement qui va suivre.
Après cela et à l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or il existe à Jérusalem, près de la porte des Brebis, une piscine qui s’appelle en hébreu Bethzata. Elle possède cinq portiques, 3 sous lesquels gisaient une foule de malades, aveugles, boiteux, impotents.
Il y avait là un homme infirme depuis trente-huit ans.
Jésus le vit couché et, apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit : « Veux-tu guérir ? »
L’infirme lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau commence à s’agiter ; et, le temps d’y aller, un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri ; il prit son grabat, il marchait. Or ce jour-là était un jour de sabbat.
Aussi les Juifs dirent à celui qui venait d’être guéri : « C’est le sabbat, il ne t’est pas permis de porter ton grabat. » Mais il leur répliqua : « Celui qui m’a rendu la santé, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton grabat et marche.” »
Ils l’interrogèrent : « Qui est cet homme qui t’a dit : “Prends ton grabat et marche” ? » Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était, car Jésus s’était éloigné de la foule qui se trouvait en ce lieu.
Plus tard, Jésus le retrouve dans le temple et lui dit : « Te voilà bien-portant : ne pèche plus de peur qu’il ne t’arrive pire encore ! »
L’homme alla raconter aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.
Dès lors, les Juifs s’en prirent à Jésus qui avait fait cela un jour de sabbat.
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Comme toujours avec Jean, il y a d’abord le signe, puis le développement que nous verrons demain et qui sera sur les rôles du Père et du Fils. Cette histoire de paralysé est vraiment très proche de la guérison de l’aveugle de naissance que nous avons lue il y a 3 jours ; elle est très proche de Marc 2.1-12 et aussi de Luc 5, 17-23, que nous avons lue le 11 mars dernier. A Propos du passage de Luc nous avions souligné que l’important était que le fils proclamait la guérison des péchés, mais que ce pardon était bien l’œuvre du père ; le message de Luc est de dire que Dieu pardonne toujours pourvu qu’il y ait de la part du pécheur un certain effort de repentance et d’engagement à changer.
Ici le sujet est abordé un peu différemment puisque nous avons deux rencontres. Jésus commence par rencontrer l’homme couché (on remarquera qu’une fois de plus, Jésus prend l’initiative d’aller lui parler) et lui ordonne de se lever ; on parle donc d’une éventuelle guérison physique, sans toucher ni baignade. Ensuite Jésus va rencontrer l’homme debout dans le Temple, et il va lui ordonner de ne plus pécher. Et si on regarde le texte un peu froidement, rien ne dit que les deux rencontres soient liées : Jésus réfute la thèse juive qui voudrait que le péché mène à la maladie, l’homme peut très bien être malade et pécheur sans que les deux soient liés. Jésus prend soin de constater la récupération physique et semble insister sur le fait que l’homme guéri pourrait très bien continuer dans le péché.
On pourrait éventuellement chercher un lien entre les deux rencontres. L’home était-il vraiment malade des jambes ou était-ce une souffrance un peu psychologique, car son argument de ne pas pouvoir plonger au moment certain semble un peu faible ? Et dans ce cas, le désespoir est-il une maladie, un péché sous l’influence de Satan ? On a découvert qu’au temps de Jésus cette piscine de Bethesda était en fait consacrée à Sérapis, un dieu grec de la santé : le péché de cet homme n’était-il pas de s’être confié à de faux dieux ? Pourquoi cet homme va-t-il indiquer Jésus aux juifs ? Serait-ce là le péché que Jésus aurait anticipé ?
Ne cherchons pas trop loin, voyons plutôt le développement qui va suivre.
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